Salut à tous,

Je ne vais probablement pas faire preuve d'une originalité confondante en vous présentant ce film puisqu'il bénéficie déja d'une grande renommée dans l'univers du court métrage mais j'ai pris tant de plaisir à le revoir récemment que j'ai préféré ne pas chercher plus loin. Il s'agit donc du court métrage de Frédéric Back, L'homme qui plantait des arbres réalisé en 1987 par une toute petite équipe.

lhomme_qui_plantait_des_arbres_02

Lors de sa sortie le film avait reçu un accueil chaleureux mérité. Le film est une adaptation de la nouvelle du même nom de Jean Giono écrite en 1953 (à confirmer, je n'en suis pas bien sur). Je considère cette adaptation comme une des meilleures qu'il m'ait été donné de voir, même si le film peut paraitre long (30 minutes), il suffit de commencer à regarder les premières minutes du film pour constater qu'il est impossible de s'en détacher.

 

Je vous laisse découvrir ce film, juste là dessous:

 

 

 

 


 

 

 

 

A propos du film, j'ai découvert cette lettre sur internet, écrite par Jean Giono à l'intention de Monsieur Valdeyron, conservateur des Eaux et Forêts de Digne en 1957, au sujet de cette nouvelle, qui dévoilera probablement quelques mystères autour de Elzéard Bouffier:

 

Cher Monsieur

 

Navré de vous décevoir, mais Elzéard Bouffier est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l'arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbres (ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères). Or si j'en juge par le résultat, le but a été atteint par ce personnage imaginaire. Le texte que vous avez lu dans Trees and Life a été traduit en Danois, Finlandais, Suédois, Norvégien, Anglais, Allemand, Russe, Tchécoslovaque, Hongrois, Espagnol, Italien, Yiddish, Polonais. J'ai donné mes droits gratuitement pour toutes reproductions. Un américain est venu me voir dernièrement pour me demander l'autorisation de faire tirer ce texte à 100 000 exemplaires pour les répandre gratuitement en Amérique (ce que j'ai bien entendu accepté). L'Université de Zagreb en fait une traduction en yougoslave. C'est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c'est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit.

J'aimerais vous rencontrer, s'il vous est possible, pour parler précisément de l'utilisation pratique de ce texte. Je crois qu'il est temps qu'on fasse une "politique de l'arbre" bien que le mot politique semble bien mal adapté.